TENS MAGAZINE N°21

Tens Magazine N°21 – Breguet et sa reprise par les frères Chaumet avec le Focus Vintage, et un peu d'actualité des Geneva Watch Days 2026 avec la rubrique Brèves.

Le vingt-et-unième numéro du Tens Magazine remonte à la relance d'un des plus grands noms de l'horlogerie. En 1970, deux joailliers parisiens rachètent Breguet, une maison dont il ne reste alors presque plus rien. Cinq ans plus tard, un atelier de 16 m² au Sentier, quatre personnes et trois montres par an suffisent à faire repartir la machine. Le Focus Vintage de ce numéro raconte cette période, celle de Daniel Roth, et les références qu'elle a laissées.

Ce numéro inaugure aussi la rubrique Brèves, avec quatre modèles vues aux Geneva Watch Days 2026 : Trilobe, Laurent Ferrier, Kerbedanz et Dennison.

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Focus Vintage : Breguet et les frères Chaumet

En 1970, deux joailliers parisiens rachètent Breguet, dont l'activité horlogère est entièrement à reconstruire. Cinq ans plus tard, un atelier de 16 m² au Sentier, quatre personnes et trois montres par an suffisent à relancer la maison. Daniel Roth y dessine pendant une quinzaine d'années les 3130, 3330 et 3230, à partir des archives d'Abraham-Louis Breguet.

Brèves : retour sur les Geneva Watch Days 2026

Quatre nouveautés retenues du salon genevois. Trilobe et son cadran lie-de-vin livré avec un vin millésimé, la Classic Moonphase Dusk de Laurent Ferrier en vingt pièces, la 65′27″ de Kerbedanz dont un diamant croise l'aiguille toutes les 65 minutes et 27 secondes, et l'ALD Elements de Dennison, quatre pierres sur un même cadran.

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Résumé des rubriques du tens magazine N°21

Volet 1 — Deux joailliers rachètent un nom, pas une manufacture

En 1970, les frères Chaumet, joailliers de la place Vendôme, rachètent Breguet. Ils n'achètent pas une manufacture en activité mais un nom, celui d'Abraham-Louis Breguet, dont la maison remonte à 1775. Tout l'appareil de production est à reconstruire. François Bodet est nommé directeur et prend une décision qui paraît évidente aujourd'hui mais qui ne l'était pas alors : plutôt que de créer une collection nouvelle, il choisit de retourner aux archives et aux montres de poche du fondateur. C'est la première relance de marque endormie par le patrimoine, un modèle que l'industrie horlogère applique désormais à grande échelle.

L'atelier s'installe dans le bâtiment de l'École technique de la Vallée de Joux, au Sentier, sur seize mètres carrés. Quatre personnes au démarrage, Bodet compris, et trois ou quatre montres par an. L'équipe se constitue autour de Daniel Roth, de Jean-Louis Sautebin et de Louis-Maurice Caillet. La production monte progressivement, l'atelier déménage au Brassus, et l'effectif atteint une trentaine de personnes à son apogée. À titre de comparaison, Breguet compte plus de mille collaborateurs après le rachat par le groupe Hayek en 1999. Daniel Roth reste une quinzaine d'années avant de partir créer sa propre marque.

Aucune référence n'est exclusive à la période 1975-1987, car celles lancées sous Daniel Roth ont continué après son départ. C'est la date de conception qui définit l'ère. La 3130, réserve de marche, phase de lune et date, introduite en 1983, inspirée de la montre de poche No. 5 de 1794, base Frédéric Piguet 71 et calibre 502. La 3330, dite la Chinoise, inspirée de la montre de poche no. 4579. La 3310, quantième perpétuel de la même famille. La 3230, chronographe deux compteurs sur base Lemania 2310. À écarter si vous cherchez cette période : les 3137, 3237, 5137 et 7137, toutes postérieures. Un fait souvent oublié : le quantième perpétuel automatique Breguet sort en 1976, près de dix ans avant la production de série chez Patek Philippe.

Volet 1 — Une nouvelle rubrique, et pourquoi ce salon

Le N°21 inaugure les Brèves, une rubrique courte en ouverture de numéro, pensée pour suivre l'actualité des marques déjà traitées dans le magazine sans leur consacrer une double page entière. Elle démarre avec les Geneva Watch Days 2026, devenus le rendez-vous de rentrée des indépendants. Le format du salon, éclaté dans plusieurs hôtels genevois plutôt que rassemblé dans un hall, permet des rencontres directes avec les fondateurs et les équipes. Quatre nouveautés ont été retenues ici, choisies pour ce qu'elles disent de leurs marques plutôt que pour leur seul effet d'annonce.

Trilobe décline sa collection Trente-Deux avec un cadran lie-de-vin baptisé Château Trente-Deux. Cent exemplaires numérotés, livrés avec un vin millésimé, pour lier vraiment l'univers œnologique et l'univers horloger plutôt que de se contenter d'une allusion. Laurent Ferrier propose une édition de vingt pièces de sa Classic Moonphase, déjà récompensée au GPHG. Cette version ajoute un calendrier annuel et adopte un cadran chocolat dans un boîtier en or, une exécution qui pousse la pièce vers un registre néo-vintage assumé.

Kerbedanz, habituée des tourbillons démonstratifs, change complètement de registre avec la 65′27″. Une deux aiguilles, out "times-only" de 38 mm dans laquelle un diamant porté par le disque des heures croise l'aiguille toutes les 65 minutes et 27 secondes, en titane, en palladium ou en or rose. Dennison réunit quatre pierres différentes sur un même cadran avec l'ALD Elements : onyx, lapis-lazuli, amazonite et œil-de-tigre, en référence aux quatre éléments, dans un boîtier de 37 par 33,5 mm plaqué or ou acier.

Liens

Ici les liens des fiches des marques déjà passées dans le Tens Magazine que vous avez retrouvez dans Brèves : soit Trilobe, Laurent Ferrier ou encore Dennison. Cliquez pour en découvrir davantage !